jeudi 29 mars 2007

Le Pass emploi séduit les étudiants

Depuis hier et jusqu'à ce soir, à l'occasion du festival Jolis Mômes à Bellevue, l'association nantaise Interfaces compétences présente la toute nouvelle version de son dispositif Pass emploi. Avec sa palette d'outils visant à accompagner la construction du projet professionnel, le site www.pass-emploi.org a déjà séduit en cinq ans pas moins de 6 000 étudiants. Depuis peu, il propose des offres de missions ou de stages, un suivi des candidatures, ainsi qu'un « assistant CV ». Très prisé par les entreprises et les collectivités, le Pass emploi permet de mieux cibler les besoins, identifiés en amont des périodes de stage. « L'objectif est de sensibiliser les étudiants à la culture d'entreprise en les amenant à valoriser leurs compétences », précise Julien Viaud, coordinateur du projet pour l'association. Un besoin réel, au regard du manque actuel, dans les facs, d'accompagnement à la recherche d'emploi.

Claire Robin, publié dans "20 Minutes", édition du 23/03/2007

jeudi 15 février 2007

L'université peine à insérer ses diplômés

Une étude de l'Association pour l'emploi des cadres souligne les difficultés des diplômés d'université à trouver un emploi stable adossé à un statut cadre. Explication : l'absence de stage et d'accompagnement à la recherche d'un emploi dans les facs.

Ce n'est pas un scoop : pour décrocher facilement un premier emploi, mieux vaut afficher sur son CV le nom d'une grande école qu'un master universitaire. Une idée reçue confortée par les résultats d'une nouvelle enquête de l'APEC, réalisée auprès de diplômés 2004 (Bac+4 et plus). Deux ans après leur sortie, 18 % des ex-étudiants de l'université sont toujours à la recherche de leur premier job, contre 9 % des diplômés d'écoles.

Parmi ceux qui ont trouvé un emploi, seul un universitaire sur deux est actuellement cadre (ou fonctionnaire cat. A), contre 87 % et 63 % des disciples des écoles d'ingénieur et de commerce. Le salaires médians suivent la tendance : 25.000 euros pour les premiers contre 30.000 euros pour les autres. Les inégalités se jouent aussi sur le terrain des contrats : 55 % des jeunes passés par la fac sont en CDI, contre 77 % des diplômés d'écoles.

Une première explication semble évidente : les disciplines enseignées dans les écoles d'ingénieur et de commerce correspondent à des secteurs porteurs sur le marché de l'emploi. Ainsi, les jeunes ayant étudié le commerce, la gestion, la finance, le marketing, l'informatique ou les sciences de l'ingénieur connaissent tous de bons taux d'insertion, en fac ou en écoles.

Seuls 8 % d'entre eux n'ont pas trouvé de travail aujourd'hui. En revanche un quart des étudiants des filières traditionnellement universitaires comme le droit, l'économie, les SVT, les lettres et les langues n'ont toujours pas signé leur premier contrat, même temporaire. Pire : à la date du sondage, 40% d'entre eux étaient au chômage. Par ailleurs, l'écart entre les rémunérations s'explique en partie par le fait qu'un quart des anciens de la fac est employé par le secteur public, contre 4 % des diplômés d'écoles de commerce.

Deuxième élément de réponse : l'incitation à réaliser des stages. A peine un diplômé sur deux des universités a effectué trois stages ou plus, contre les trois quarts des élèves d'école. Or, d'après l'enquête, plus ce nombre croit, plus les jeunes décrochent facilement un premier emploi.

Troisième facteur : l'importance des méthodes de recherche de travail, traditionnellement plus enseignées dans les écoles qu'à l'université. Le rôle du réseau et des candidatures spontanées est déterminant : près de la moitié des sondés ont trouvé leur premier job par ce biais. En moyenne, un jeune diplômé a envoyé 50 CV avant d'obtenir un poste.

L'étude démontre par ailleurs la persistance des inégalités entre hommes et femmes. Même si le taux d'accès au premier emploi est identique, les filles subissent d'autres discriminations, moins visibles. Parmi l'échantillon interrogé, 7 hommes sur 10 étaient cadres, contre la moitié de leurs consoeurs.

Certes, les femmes sont plus nombreuses dans les secteurs reconnus comme "difficiles" (communication, sciences humaines, lettres). Mais même dans ces filières, les garçons sont davantage cadres (58% contre 44 %) et obtiennent plus de CDI. Un écart qui se maintient à l'intérieur des secteurs traditionnellement masculins (informatique, sciences de l'ingénieur). Quant aux salaires, ils suivent le mouvement. Aujourd'hui, les hommes diplômés en 2004 gagnent en moyenne 2 800 euros de plus par an que leurs ex-voisines d'amphi.

mercredi 14 février 2007

Pourquoi un blog de plus ?

L'initiative d'Interfaces compétences revient à quelques personnes qui aujourd'hui encore président à l'association. Ce sont des administrateurs bénévoles qui en partenariat avec les salariés orientent et décident de l'avenir de cette structure. Cet aspect interne de la vie de l'association est peu connue.

Cependant, il est au coeur du projet d'Interfaces compétences et ce blog souhaite en être le reflet. Les champs d'action des administrateurs, les échanges entre les différents membres comme leurs engagements professionnels sont pour beaucoup à la croisée de l'insertion professionnelle, de la politique de la ville, du développement des territoires ou de l'implication sociale des entreprises.

Toulousains, parisiens, franciliens, nantais, les administrateurs comme les salariés se rencontrent régulièrement à travers les conseils d'administration et les assemblée gé,nérale qui rythment la vie d'IC mais ce blog a pour particularité de faire part des étapes que nous franchissons et de montrer comment nous avançons ensemble.